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Sommet arabe. Une nouvelle halte pour soutenir la cause palestinienne et unifier les rangs arabes

L’Algérie s’apprête à abriter début novembre, le 31e Conseil de la Ligue des Etats arabes au niveau du Sommet, une date qui revêt une symbolique historique liée au déclenchement de la Glorieuse guerre de libération nationale. Cette importante échéance devrait constituer une nouvelle halte pour soutenir la cause palestinienne, unifier les rangs arabes et examiner les dossiers de coopération dans divers domaines. Les peuples arabes aspirent à voir ce Sommet consacrer l’unification des rangs, favoriser l’action arabe commune, et opérer un bond qualitatif dans le dossier de la question palestinienne, à travers l’unification des efforts visant à relever les défis posés actuellement dans plusieurs domaines. L’Algérie avait exprimé sa disponibilité à abriter le Sommet arabe et à concourir à l’aboutissement d’autres dossiers comme le développement, la coopération, la sécurité et l’économie. Elle a souligné l’impératif de conditionner la sécurité arabe par l’établissement d’un Etat palestinien, un point devant être réintroduit à la politique arabe, d’autant que l’évènement se veut une occasion pour unifier les positions et les vues, voire les rapprocher, en sus de mettre à profit les dénominateurs communs. Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, avait souligné que le 31e Sommet arabe « sera un succès dans la mesure où l’Algérie n’a aucune autre intention derrière l’organisation de ce Sommet que d’œuvrer pour l’unification des rangs arabes ». Il a fait observer, à cet égard, que « les dernières années ont connu une grande détérioration des relations et l’apparition de différends et de désaccords entre plusieurs pays arabes ». L’Algérie a engagé, à cette fin, une série de concertations avec plusieurs pays arabes dans le but de renforcer les convergences nécessaires, en prévision de cet important rendez-vous arabe qui intervient dans un climat émaillé de plusieurs crises et défis sur la scène arabe, au moment où le pays hôte veille à pallier toutes les difficultés, à unifier les rangs et à prendre en charge les questions arabes pour faire face aux différents défis compromettant son unité. A cet effet, le président de la République a adressé des invitations officielles aux dirigeants arabes, au secrétaire général de l’ONU et à  quelques invités d’honneur pour participer au Sommet qui se tiendra après un report de trois ans, en raison des conditions induites par la pandémie du nouveau coronavirus. Plusieurs ministres ont été missionnés pour transmettre les invitations à ces dirigeants, lesquels ont exprimé leur soutien aux nobles démarches entreprises par l’Algérie dans le but d’unifier les rangs de la Nation arabe, affirmant leur participation et efforts pour la réussite de cette importante échéance arabe. Soucieuse de réunir toutes les garanties nécessaires à la réussite de ce Sommet, l’Algérie a entamé des préparatifs sérieux. Le Président Tebboune, puis son envoyé personnel, le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra, ont visité plusieurs capitales arabes qui ont porté, notamment, sur le rapprochement des vues entre les Etats arabes. Ces déplacements et démarches étudiés ont engagé le processus de préparation d’un Sommet dont les conclusions devraient cadrer avec les développements aux plans territorial, régional et international. L’Algérie a réuni les conditions idéales pour que ce Sommet ne soit pas juste une simple rencontre protocolaire, mais un rendez-vous répondant aux aspirations arabes à travers la soumission de toutes les questions intéressant le monde arabe. Dans ce cadre, le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe, Houssam Zaki qui a effectué récemment une visite en Algérie, a salué « le sérieux et le professionnalisme » de l’Algérie dans les préparatifs et l’organisation de ce Sommet. Dans un entretien à l’APS, M. Zaki a indiqué que la situation dans le monde arabe nécessitait de consentir tous les efforts pour parvenir à l’unification des rangs. « L’Algérie a une longue expérience dans l’unification des rangs », a-t-il dit, soulignant « le grand intérêt porté par la direction algérienne à ce sujet ». Il a fait part, dans ce cadre, de son soutien et de sa « grande » satisfaction quant à ces efforts qui se veulent, estime-t-il, « l’amorce d’une action arabe plus efficace ». Autre fait marquant de ce Sommet, le recours exclusif aux supports numériques lors de ses travaux. Ca sera, en effet, le premier sommet « zéro papier », les points inscrits à l’ordre du jour que les dirigeants, ministres, et ambassadeurs examineront devant être affichés sur les écrans des ordinateurs sans l’usage d’aucun document ni papier.

La cause palestinienne en tête des priorités

 L’organisation en Algérie d’une rencontre palestinienne fédératrice avant la tenue du Sommet arabe n’est pas fortuite, d’autant que l’Algérie a œuvré à mettre un terme aux divisions entre factions palestiniennes, en accueillant, juillet dernier, le président palestinien Mahmoud Abbas et le chef du bureau politique du Mouvement palestinien Hamas, Ismaïl Haniyeh, leur première rencontre depuis 2016. Cette Conférence de rassemblement pour l’unité palestinienne, abritée par l’Algérie du 11 au 13 octobre, a abouti à la signature par les participants, jeudi, de la « Déclaration d’Alger » qui constituera une plateforme solide pour la réalisation de l’unité entre les différentes factions palestiniennes. La mémoire retient sans doute les résultats et les décisions ayant sanctionné le 6e Sommet arabe abrité par l’Algérie en novembre 1973, auquel ont participé 16 pays arabes après la guerre d’Octobre. Ce Sommet a débouché sur une série de décisions, entre autres, la fourniture de l’aide financière et militaire aux deux fronts syrien et égyptien dans leur guerre face à l’entité sioniste, le retrait de cette dernière de tous les territoires arabes occupés, notamment El Qods et le rétablissement des droits nationaux immuables du peuple palestinien. L’Algérie n’a eu de cesse de se positionner du côté du peuple palestinien et d’apporter son soutien inconditionnel à sa cause juste qui demeure inscrite dans les constantes de sa politique. Pour preuve, le 5e Sommet arabe extraordinaire tenu en 1988 en Algérie a reflété les positions immuables de l’Algérie. En témoignent les résultats édifiants qui en ont découlé, à savoir réaffirmer le soutien à l’intifadha populaire palestinienne pour renforcer son efficacité et assurer sa continuité et revendiquer la tenue d’une Conférence internationale pour la paix au Moyen-Orient sous les auspices des Nations Unies tout en renouvelant l’engagement du Sommet à appliquer les dispositions du boycott de l’entité sioniste. Le 15 novembre 1988, le défunt président palestinien, Yasser Arafat, a proclamé à partir d’Alger, la création de l’Etat palestinien indépendant avec El Qods pour capitale, par une Déclaration d’indépendance à l’issue des travaux de trois jours de la 19e session du Conseil national palestinien (CNP). Fidèle à ses principes, l’Algérie, pays au capital historique riche en réalisations diplomatiques, fort d’une diplomatie agissante et d’une crédibilité sur la scène internationale, peut remporter le pari de l’organisation d’un Sommet arabe fédérateur. APS

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