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SMEX Algeria. Les participants appellent à renforcer la culture numérique et à encourager l’innovation

Les participants à la 1ère Conférence arabe et internationale des petites et moyennes entreprises (SMEX ALGERIA) ont appelé à Alger les entreprises arabes et africaines à accompagner la transformation numérique accélérée dans le monde et à approfondir la culture numérique tout en encourageant l’innovation. Au deuxième jour de cette conférence, les intervenants ont plaidé pour l’adoption de plans et stratégies en matière de transformation numérique prévoyant des mesures en faveur des petites et moyennes entreprises (PME) et soutenant financièrement et institutionnellement les porteurs de projets intelligents et innovants. Dans ce cadre, le professeur d’économie Meghaouri Chalabi a appelé à « asseoir un cadre législatif spécial prévoyant des incitations fiscales pour accompagner la transformation numérique des PME et être au diapason de la quatrième révolution industrielle ou industrie 4.0 ».l’Inde a, par exemple, mis en place une série d’incitations au profit de ce type d’entreprises, a-t-il dit, précisant que pour encourager le numérique, l’Etat prenait en charge 30% des coûts d’acquisition par les PME d’équipements intelligents. Les travaux de cette conférence portent sur la notion d’industrie 4.0, apparue à l’aube du troisième millénaire. Cette quatrième révolution industrielle est marquée par un développement sans précédent des technologies numériques (Internet, informatique, téléphonie, etc.) et des techniques de production et la progression de l’automatisation industrielle. Aussi, les intervenants ont-ils mis en avant les nombreux aspects positifs de la transformation numérique dans le domaine économique et dans la production, citant notamment la réduction des coûts de production et d’exploitation, la facilité d’accès aux marchés locaux et internationaux et l’augmentation des capacités d’exportation des entreprises. Dans le cas où les entreprises hésiteraient à investir dans le domaine numérique, une baisse de leurs parts de marchés et une faible compétitivité par rapport aux autres établissements dans le même secteur seront constatées, a-t-il relevé. Quant aux obstacles et aux défis qui accompagnent la transition numérique, notamment dans les pays arabes et africains, le chercheur a cité le monopole des technologies, la hausse des coûts de leur transfert vers les pays arabes et africains où est enregistrée un faible taux de la recherche scientifique. M.Meghaouri a souligné, dans le même sens, que de nombreuses entreprises dans les pays arabes ont adhéré au processus de transition digitale, ayant réalisé des résultats très positifs, traduits par leur présence sur les marchés régionaux. De son côté, Said Klanmer , chercheur et ancien cadre dans le secteur industriel, a relevé l’impératif de « bien comprendre le parcours d’innovation et l’organisation de l’entreprise » de manière à permettre aux pouvoirs publics ainsi qu’aux chefs d’entreprises de gérer  efficacement l’innovation en l’adaptent aux différents risques du climat des affaires. Dans une recherche intitulée « Les enjeux de l’innovation dans les économies des pays arabes et africains », le chercheur a affirmé que ces pays transfèrent de façon disparate leurs ressources et atouts économiques et humanitaires en innovations. Mme Amany Asfour, présidente de Africa business Counsil, considère, elle, que la dynamisation des PME dans le monde arabe et en Afrique requerrait la conjugaison des efforts aussi bien des gouvernements que de la société civile et du secteur privé, soulignant la nécessité de « renforcer le lien entre le secteur industriel et le monde de la recherche scientifique et technologique ». A noter que 400 entreprises algériennes, arabes et africaines participent à la foire organisée parallèlement à la conférence à laquelle prennent part plusieurs secteurs, pour ne citer que la mécanique, les télécommunications, les services financiers, le tourisme, la technologie de l’information, la logistique et l’agroalimentaire. Au cours de la conférence, les participants se sont penchés sur plusieurs axes, tels que les programmes et plans arabes et africains visant à promouvoir et à financer les PME. Les débats et les discussions animés par des experts, des universitaires et des opérateurs économiques sont également axées sur les moyens de soutenir la coopération arabo-africaine dans le développement et la réhabilitation des PME, ainsi que sur les opportunités et les défis de la révolution industrielle (4.0), ou encore la transition numérique. Cette rencontre économique internationale constitue aussi une opportunité pour évoquer la problématique de l’accès des PME aux dispositifs de financement innovants et diversifiés, outre la présentation des expériences arabes et africaines réussies en matière de développement de ce type d’entreprises. APS

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