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Le quartier de Sidi El Houari agonise en silence « Une situation catastrophique »

Sidi El Houari, ce quartier qui représente le cœur du vieil  Oran, un endroit  plusieurs monuments historiques. Du mausolée de Sidi El Houari en passant par la Casbah d’Oran et la mosquée du pacha, des sites qui sont en quête de réhabilitation, des travaux de revitalisation et de préservation doivent être menés en urgences dans ce quartier, un constat «Catastrophique » a et fait jeudi dernier lors d’une réunion de présentation de la première phase du plan de sauvegarde de ce quartier (état de diagnostic et mesures d’urgences). Les problèmes dans ce quartier sont multiples, fuites d’eau, déchets, risque d’effondrement, le projet de réhabilitation de ce quartier ne sera pas une tâche facile vu  le gigantesque chantier qui doit être mené sur place. « Sidi El Houari est dans un état catastrophique, on a tiré la sonnette d’alarme, ce site mérite une intervention urgente » nous dira Aoumar Dali architecte et spécialiste dans la protection du patrimoine rencontré en marge de cette réunion. « Les mesures d’urgence visent à arrêter la dégradation. Le site enregistre actuellement des dégradations partout, les maux sont considérables et variés, il faut commencer  par l’urgence des urgences comme les fuites, sécuriser les bâtisses qui risque de s’effondrer et sauver ce qu’il reste a sauvé comme habitations et monuments » précise t-il. Pour sa part. Sahli Faicel gérant du bureau d’étude chargé du plan de sauvegarde a expliqué que  « La première intervention en urgence concerne la première phase, des travaux d’urgences estimé approximativement a 88 milliards de cts, pour stopper la dégradation de la vieille ville de Sidi El Houari, ce montant est divisé  en plusieurs parties comme l’infrastructure, l’assainissement,  l‘AEP, tout ce qui concerne l’eau, ce montant on peut le diviser en tranches »dira t’il. Le représentant du bureau d’étude a appelé à la création d’une commission pluridisciplinaire pour coordonner tous les efforts et pour faciliter et activer les travaux, l’ennemi numéro 1 du patrimoine est l’eau, il faut coordonner avec tous les intervenants, le plan de sauvegarde comprend 03 phases. La première liée au diagnostic et mesures d’urgences, la 02 qui est la plus importante est l’établissement du plan de sauvegarde pour arriver finalement au projet de sauvegarde ». Par ailleurs, Djilali Tahraoui, architecte, qui a assisté a cette réunion a insisté sur la question de l’urgence, « Le plan de sauvegarde est un résultat d’un engagement  citoyen qui date de 2010, le dossier a été présenté, en 2015, il a été publié et la 07 ans plus tard,  on est dans la première phase, on essaye  d’évacuer certains points qui sont importants a mon sens, si on rate le diagnostic on va tout rater, mon constat est que il ya beaucoup de carences et qu’on arrive pas a réfléchir et avancer ensemble. Le travail pour la première phase  est avancé mais il ya toujours certains points qui doivent être traités maintenant » dira t’il. Cette réunion a vus la présence de représentants des services concernés comme la direction de la culture ainsi que les associations de protection du patrimoine comme «Belhorizon », dont le présent Kouider Metair s’est poser plusieurs questions en commentant le rapport de la première phase « Qui doit faire ces travaux des mesures d’urgences ? » dira t’il. Il a proposé également de séparer la démarche de l’étude, en démarche spécifique à Ed-Derb et une autre pour Sidi El Houari. Kouider Metair s’est interrogé également si des fiches ont été élaborées pour chaque bâtiment de ce quartier. Il est à rappeler que le quartier de Sidi El Houari à été classé « secteur sauvegardé » en vertu d’un décret exécutif daté du 22 janvier et paru au Journal Officiel le 8 février 2015. Parmi les sites déjà protégés, la Mosquée « La Perle », le Palais du Bey, la Mosquée du Pacha, la Porte Espagnole et la porte de Canastel. D’autres sites attendent leur classement comme l’ancienne préfecture, la Casbah et le théâtre régional d’Oran. S’étendant sur une superficie de 70 hectares, Hai Sidi El Houari renferme plusieurs sites archéologiques non classés remontant à l’ère de la préhistoire et passant par les époques arabomusulmanes, de l’occupation espagnole, de la présence ottomane et de la colonisation française. Ce quartier qui fut le premier noyau de la ville d’Oran recèle 14 sites classés monuments nationaux dont les portes de Canastel et d’Espagne, le Promenade Létang (actuellement Ibn Badis), le Palais du Bey et la mosquée du Pacha.

À propos Belmadani Mohamed Hamza

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