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La gratuité n’est pas pour aujourd’hui. Les rues du centre-ville toujours aux mains des “parkingueurs”

Moins d’un mois après avoir décrété le stationnement gratuit au niveau des principales rues du centre-ville d’Oran, qu’en est-il réellement du suivi sur le terrain ? “En date du 3 novembre 2021, et en collaboration avec les services de la sûreté publique relevant de la Sûreté de wilaya d’Oran, dans le but de consolider la gratuité et de lutter contre le phénomène des parkings sauvages, la délégation El-Émir informe l’ensemble des citoyens que le stationnement au niveau des avenues de l’ALN (Front de mer) et de la Soummam, ainsi que dans les rues de Larbi-Ben M’hidi (rue d’Arzew) et de Khemisti est gratuit”, annonçait sur sa page Facebook la délégation communale El-Émir. Pourtant et malgré les recommandations des gestionnaires communaux adressées aux automobilistes de ne plus payer les droits de stationnement aux personnes se présentant comme gardiennes de voitures et d’alerter les services de police, il semble que rien n’a changé. Les premiers concernés semblent ne pas être au courant de cette décision malgré les plaques signalétiques posées confirmant la gratuité du stationnement au niveau de ces artères. Rencontré au niveau du Front de mer, Sayeh, arborant un gilet fluorescent, feint d’ignorer les nouvelles règles en vigueur. Pour lui, cette décision ne le concerne pas, lui qui est en place depuis deux ans. “Je n’oblige personne à me payer”, se justifie-t-il. Ils sont cinq à six “parkingueurs” à toujours sévir tout au long de l’avenue de l’ALN sans que les autorités compétentes interviennent. Pour un autre gardien de voitures au niveau de la rue Abane-Ramdane, ex-bd des Chasseurs, l’interdiction de payer les “parkingueurs” ne s’applique qu’aux racketteurs, ceux qui imposent la dîme sous la menace d’agressions physiques. Toutefois, il est difficile aux automobilistes de faire la différence entre un gardien violent et non violent tant qu’il n’est pas passé à l’acte. Et les plus affectés restent les femmes, qui se retrouvent désarmées devant ces gardiens sortis de nulle part. Samia fait partie de ces automobilistes qui se sentent obligés de mettre la main au porte-monnaie à chaque fois qu’elle stationne au niveau des rues du centre-ville d’Oran. “Je n’étais pas réellement au courant de cette décision, mais cela ne change rien puisqu’on est toujours obligé de payer quand le gardien se ramène à côté de la voiture”, explique-t-elle. Cette habitude, comparée à de l’extorsion, a encore de beaux jours devant elle tant que les services de police n’interviennent pas sur place et chassent définitivement ces “parkingueurs” de la voie publique. “Ce n’est pas à nous de faire le travail de la police”, a résumé un automobiliste, pris en otage au niveau de la rue d’Arzew.

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