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Après les saignées du mois sacré et de l’Aïd El Fitr. Les Oranais face aux frais des cours de révision pour les examens scolaires

À un mois des examens de fin d’années, les parents d’élèves doivent faire face aux dépenses des cours de révisions. En effet, ils doivent débourser des sommes importantes pour permettre à leurs enfants en classes d’examen d’accéder aux cours de révision. Une tendance ou une obligation ? La réponse à cette question nécessite le traitement d’une autre problématique. Là il s’agit des nombreuses dépenses auxquelles les responsables de familles doivent faire face. Il faut dire que d’une saignée à une autre, les Oranais à l’instar de la majorité écrasante des  algériens ne savent plus où donner de la tête. Entre la flambée des prix, subvenir aux besoins de leurs familles et faire face aux multiples frais supplémentaires des différentes occasions telles fêtes religieuses ou autres évènements sociaux, ils se disent perdus. Dans la capitale de l’ouest, des milliers de parents vivent dans une tourmente permanente entre subvenir aux besoins de leurs enfants, de bien les éduquer et de les aider à réussir leurs études. En plus des énormes frais occasionnés par les différents évènements, les parents sont obligés de faire face à la multitude de soucis qui accompagne l’éducation de leurs enfants.

                    Toujours face à de nouvelles dépenses plus sanglantes les unes que les autres

Il est vrai que l’Etat fournit depuis quelques années beaucoup d’efforts en matière de solidarité sociale, des primes scolaires sont attribuées chaque à année à des milliers d’élèves issus de milieu défavorisé qui bénéficient également de trousseaux et de manuels scolaires. Cependant il existe des milliers d’autres enfants scolarisés issues de familles de travailleurs et de fonctionnaires qui ne bénéficient pas de ce genre d’aides et qui n’arrivent pas à faire face à ce genre de frais notamment quand cela coïncide avec d’autres occasions tel que le mois sacré, l’Aïd Fitr et bientôt l’Aïd à Adha. Cette catégorie de gens est la plus touchée par les différentes flambées de prix provoquées par des spéculateurs sans scrupules qui n’hésitent pas à tirer profit de toutes situations. Il y a quelques jours, les familles ont été vraiment saignées à blanc par les commerçants du prêt à porter. Ces derniers haussent à l’approche de chaque Aïd Fitr les prix pour exploser leurs chiffres d’affaires. Une tenue pour un bébé de deux ans dépasse les 10 000 dinars, le prix d’une robe de petite fille varie entre 7000 et 12 000 dinars selon ce que nous avons constaté lors d’une virée au centre-ville.  Des prix hors portée de la majorité des Oranais qui sont obligés de s’endetter ou de trouver des possibilités d’acheter en facilité de paiement  pour pouvoir acheter les habits de l’Aïd pour leurs enfants.

                   Les cours de révision pour les examens de fin d’année une autre paire de manche

Au terme de l’année scolaire et après les frais de la rentrée, les parents déjà saignés par les frais des cours de soutien scolaire, devenus indispensable vu la qualité de l’enseignement qui laisse à désirer à cause de plusieurs facteurs, entre autres, l’incompétence de certains enseignants qui manque de formation et qui ont été recruté en urgence pour combler le déficit en encadrement provoqué par le départ massif en retraite des personnels du secteur de l’Education, et les programmes compliqués et trop chargés. En matière de cours de soutien et de révision pour les examens de fin d’année, les parents sont à la merci des enseignants qui réclament le prix fort. Rappelons dans ce cadre d’idées que le trousseau scolaire d’un élève au cycle primaire coûterait aux parents en moyenne entre 10 000 et 12 000  dinars. Le prix global des fournitures scolaires de qualité moyenne pour un élève de troisième année primaire à titre d’exemple s’élève à environ 4500 dinars. Un cartable ou plutôt un sac à dos, car les cartables classiques sont vraiment rares à trouver et hors de prix c’est seulement une catégorie de gens aisés et nostalgiques des traditions qui peuvent se les permettre, est taxé en moyenne entre 2500 et 9000 voire 10 000 dinars tout dépend la qualité. Le prix global des livres et manuels scolaires pour la troisième année primaire est de 2000 dinars. Les prix des blouses varient entre 600 et 3000 dinars selon bien sûr la qualité. Pour les élèves des cycles moyens et secondaires, ces prix sont multipliés par deux. Donc pour les parents qui ont trois ou quatre enfants scolarisés à travers les trois paliers de l’enseignement devraient laisser de côté au moins 50 000 dinars pour faire face aux frais de la rentrée scolaire. Chose qui est quasi impossible pour les employés même ceux dont le salaire atteint ou dépasse un peu ce montant, et ce, à cause des frais supplémentaires dont ils sont obligés de faire face en chaque occasion religieuse ou autre.

                      … et les soins médicaux qui souvent imprévus faussent les calculs des familles

Pour les familles de cette catégorie « moyenne » qui ne bénéficient d’aucune aide de l’Etat et qui devraient donc faire face aux mêmes frais que les gens aisés, il est interdit de tomber malade notamment durant ce genre d’occasion. Car au niveau des établissements sanitaires de proximité des manques flagrants sont enregistrés notamment en matière d’analyses médicales et autres. Aux hôpitaux, les rendez-vous sont fixés au-delà de deux ou trois mois donc en cas d’urgence, il est obligatoire de consulter un médecin privé chez qui les frais de la consultation varient entre 1500 et 2000 dinars.

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