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33ème Conférence de l’Union générale des assureurs arabes à Oran. Un potentiel de 44 milliards de dollars

C’est aujourd’hui que s’est ouverte, à Oran, la 33ème conférence de l’Union générale des assureurs arabes, GAIF (General arab insurance federation), sous le haut patronage du premier ministre, Aïmene Benabderrahmane. Organisée conjointement par l’UAR (Union algérienne des sociétés d’assurance et de réassurance) et la Gaif, la conférence se tient du 05 au 08 juin au Centre de convention d’Oran Mohamed Ben Ahmed sous le thème « Le nouveau contexte et son impact sur l’industrie de l’assurance. Quels défis et quelles opportunités pour le marché arabe de l’assurance ?». Une rencontre d’envergure regroupant pas moins de

1 300 participants venus de 41 pays, dont 20 arabes, des cinq continents. La conférence a débuté ce dimanche par une conférence de presse tenue conjointement par plusieurs responsables et organisateurs dont le secrétaire général de l’Union générale des assureurs arabes, M. Chakib Abou Zeid, qui a indiqué que « la région arabe compte près de 600 sociétés spécialisées dans l’assurance et la réassurance avec un réservoir de contrats d’assurance estimé à 44 milliards de dollars ». Le taux d’assurance dans le monde arabe reste encore « faible par rapport aux pays et régions de même niveau économique ». Ceci s’explique, selon le conférencier, par « la faiblesse de la culture d’assurance chez les particuliers et la méconnaissance de l’assurance dans la vie sociale et économique». Au sujet de la conférence, M. Chakib Abou Zeid a mis en exergue son importance la qualifiant de « l’un des plus importants rassemblements dans les pays émergents » et évoquant les moyens mis en œuvre par les autorités algériennes pour son succès à commencer par le patronage de cet événement par le Premier Ministre, M. Aïmene Benabderrahmane, ainsi que la facilitation des procédures réglementaires et de préparation accordées par les différents ministères, dont le ministère des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger, et ceux des Finances et des Transports. Le secrétaire général a également appelé au développement du secteur de l’assurance et de la réassurance dans le monde arabe par une politique d’«inclusion financière» permettant l’intégration des catégories pauvres dans le secteur des assurances, à travers le développement de certains services, notamment l’assurance-maladie et la protection contre les catastrophes naturelles, la micro-assurance et l’assurance-retraite complémentaire. De son côté, le président de l’UGAA, Assad Zerrouk, a appelé au soutien du secteur de l’assurance et de la réassurance dans le monde arabe comme un levier important pour le développement de  l’économie et la réalisation de la croissance et du bien-être social.

Les nouvelles technologies en indispensable support de modernisation
M. Zerrouk a appelé à étendre l’utilisation des technologies modernes dans le secteur de l’assurance pour améliorer les services et réduire les délais des transactions afin d’attirer de nouveaux clients. Il a également plaidé pour une réforme les systèmes d’assurance afin de permettre aux entreprises arabes de développer de nouveaux services encore «faibles», comme l’assurance-vie, l’activité d’épargne au service de l’économie.

De son côté, le président de l’Union algérienne des sociétés d’assurance et de réassurance, Benmissia Youcef, a annoncé que 1 300 participants de 41 pays se sont inscrits à ce 33e Congrès, le deuxième qui se tient en Algérie après celui de 1978. Mohamed Sebaâ, membre du Haut comité d’organisation du congrès, a indiqué que cette rencontre, marquée par la participation de représentants de compagnies d’assurance et de réassurance, de courtiers et d’experts d’Afrique, d’Europe, d’Asie et d’Amérique, vise à renforcer la coopération entre les compagnies du secteur entre elles, les courtiers et les compagnies internationales. Il vise également, selon M. Sebaâ, à «étudier les formes de protection des intérêts communs des marchés arabes dans divers domaines, principalement la classification et l’établissement de diverses normes internationales, notamment techniques et comptables». Il est à noter que ce congrès de trois jours débutera demain lundi. Il est organisé sous le slogan «La nouvelle situation et ses répercussions sur le secteur de l’assurance : quels sont les défis et les opportunités pour le marché arabe de l’assurance ?». Le congrès abordera quatre axes liés à la crise sanitaire et ses effets sur le marché mondial de l’assurance, le déficit assurantiel, les transformations technologiques, la régulation de la gestion assurantielle, ainsi que les risques émergents et les produits d’assurance. Au cours du congrès, un nouveau Conseil d’administration pour l’UGAA sera constitué et mettra en œuvre les recommandations et décisions émises par le congrès. Il doit également se réunir après la fin des travaux pour choisir le lieu et la date de la 34e session, rappelle-t-on.

L’expérience algérienne pionnière en matière d’assurance des catastrophes naturelles 
L’expérience algérienne «pionnière» dans le domaine de l’assurance contre les catastrophes naturelles est « un exemple à suivre» pour les pays arabes, a affirmé dimanche à Oran le président de l’Union générale arabe des assurances (UGAA), Al-Assad Zerrouk,

La pandémie du Covid 19 a mis le secteur à l’arrêt
Le même responsable a également évoqué les répercussions de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 sur le secteur de l’assurance.  «Cette pandémie a grandement affecté l’ensemble du secteur en 2020 pour se retrouver à l’arrêt avant que les activités ne reprennent graduellement l’année suivante», a-t-il indiqué. Pour le même responsable, la crise sanitaire a démontré que l’assurance traditionnelle ne suffit plus pour répondre aux besoins du citoyen arabe. «Il est donc nécessaire d’investir dans le domaine technologique et de réaliser des progrès dans ce domaine», a-t-il affirmé, estimant que «les compagnies arabes accusent un certain retard» et que «ce changement est devenu impératif pour être au diapason du rythme et des développements du secteur des assurances au niveau mondial».

Le secteur des assurances ne dépasse pas les 1,5% du PIB dans les pays arabes
Par ailleurs, El-Assad Zerrouk a abordé le taux d’intégration de l’assurance dans le produit intérieur brut arabe, qui ne dépasse pas le 1,5%, alors qu’il est de l’ordre de 7% au niveau mondial. Pour lui, un long travail doit être accompli pour assurer un saut qualitatif dans ce domaine afin d’atteindre un taux de 4% devant permettre une relance économique, sociale, sanitaire et financière de la région du fait de la relation directe des compagnies d’assurances à l’investissement. Il a également mis l’accent sur la nécessité d’investir dans les ressources humaines, l’ouverture des universités sur ce domaine et de développer les capacités arabes dans le secteur de l’assurance.                                                                                                                                                                     APS

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